Posts Tagged ‘Mujer’

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Mola el mole

17 mayo 2008

Acabo de llegar de Barna y, como siempre que estoy en esa fantástica ciudad mediterránea, lo único que traigo son las mejores sensaciones. Mi relación con Barcelona es curiosa, inusual, muchas veces forma parte de mis mejores recuerdos y otras sigue presente, al escuchar ciertas músicas, al cerrar los ojos o cuando paseo por el barrio de Gràcia.

Ha sido un viaje fugaz, escasas 24 horas gracias a un viaje de trabajo y las imbatibles tarifas aéreas que nos asaltan a través de la Red. Ir a Barcelona es barato, se está allí en apenas hora y media y al llegar, cuando uno pasea por sus calles, parece que no has salido del barrio habitual, de ese en el que vives. ¡Uno nunca se siente extraño entre barceloneses!

Tras un viaje rápido y necesario al Delta del Ebro, recalé en Barcelona pasadas las once de la noche. Jordi hizo de guía y me presentó a Sina, una teutona hastiada de su país que aún se encontraba en ese necesario proceso de integración a la luz mediterránea.

Nos perdimos -literalmente- buscando ese pequeño restaurante que al final encontramos, un encantador sitio con verdadera comida mejicana, o al menos sabrosísima. La atmósfera ¡ideal!, y mi alegría subió como la espuma cuando mezclé un par de salsas de aspecto amenazador y un trozo de chile y… ¡picaba, pero a base de bien! Es el primer restaurante de corte charro en el que las salsas picaban de verdad. ¡Qué alegría terminar con la falsedad de la franquicia en las que la ración ‘súper-bomba’ no llega a recordar un ridículo grano de pimienta negra!

Un brindis con birra transatlántica y conversación animada, relajada, risas, complicidad… Tras pagar nos piramos a un bareto cuyo nombre ya no me acuerdo, pero que me recordó a esa esquina de la Habana, encantadoramente vetusta. Nos seguimos riendo y nos dedicamos a desgranar mojitos de los auténticos, con ron blanco, un poco de añejo y angostura. ¡Delicioso, uhmmmm!

Sina se pone “colorá” cuando le dices algo que le turba. Eso aumenta su inusual encanto y la convierte -de repente- de conversadora con peculiar acento, a mujer tímida de sonrisa escondida. ¡Uhmmmmm…!

La noche acabó poco antes de levantarnos y tener que tomar un avión… pero fue un encanto mezclar lo auténtico de Barcelona con la taza mágica de Bremen, la hospitalidad, el humor y la risa tan pura de mi anfitrión, las canciones de ‘Die Biene Maja’, el café humeante de la madrugada, el reflejo lejano de Júpiter sobre los tejados de la ciudad, mi acogedora habitación y la despedida amiga en la terminal del aeropuerto.

Pero recordad… y aunque lo contrario lo haya dicho una mujer, ¡las rubias no son tontas!

¡Espero que os guste la película!

Viele Grusse!

🙂 Shelma

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Héroïnes du Pop I. France Gall ‘Babou’

29 enero 2008

¡Bienvenidas a esta nueva sección del blog!

Está dedicada a las diosas de nuestra música, a las heroínas del pop, la música yé-yé y la chanson française, que pusieron fondo musical a nuestras vidas. Y puesto que de heroínas francesas tratan estas páginas, pues habrá que escribirlas en francés… Desolé!

France Gall 1 France Gall 2

FRANCE GALL ‘BABOU’ (Partie 1 – 1963/1972)

A l’instar du couple Jane Birkin et Serge Gainsbourg, il est très difficile de parler de France Gall sans évoquer Michel Berger. D’abord jeune chanteuse ingénue dans les années 60 sous l’aile de Gainsbourg (encore lui…), elle lie son existence artistique et personnelle à Michel Berger, brillant auteur-compositeur. Grâce à lui, France Gall connaît une carrière pleine de succès.

Isabelle Gall nait le 9 octobre 1947 à Paris, issue d’une famille de musiciens. Son père, Robert Gall (1918-1990) est ancien élève du conservatoire, chanteur et auteur (notamment de La Mamma pour Charles Aznavour). Sa mère, Cécile Berthier, est la fille de Paul Berthier (1884-1953), cofondateur de la Manécanterie des Petits Chanteurs à la Croix de Bois.

C’est en famille qu’elle s’initie à la musique en commençant le piano à 5 ans, puis la guitare vers 11 ans. Adolescente, elle fait de la musique avec ses deux frères, les jumeaux Patrice et Philippe. La petite Isabelle est surnommée “Babou” par sa famille, surnom qu’elle porte encore aujourd’hui. Son père, devant son caractère déjà affirmé, lui octroie le titre de “petit caporal”.

Ne sois pas si bête (1963)Joyeux anniversaire! (1963)
Dès son enfance, elle apprend le piano et la guitare et avec ses frères, forme un petit ensemble maison. Au printemps 1963, son père l’incite à enregistrer quelques chansons et très rapidement, il lui signe un contrat chez Philips où Denis Bourgeois est déjà directeur artistique de Serge Gainsbourg qui commence à lui écrire de nombreux titres aux textes espiègles et faussement naïfs. On lui impose de changer de prénom … elle deviendra “France” Gall.

Le jour de ses 16 ans (septembre 1963) son premier disque est diffusé à la radio : “Ne soit pas si bête” est un succès et vendre 200.000 exemplaires. Par la suite, Serge Gainsbourg lui écrit de nombreuses chansons qui se placeront très vite en tête du hit-parade comme par exemple “N’écoute pas les idoles” et “Laisse tomber les filles”. Elle collabore avec de nombreux paroliers dont Joe Dassin, Pierre Delanoë et Alain Goraguer, se fait très vite un nom dans le monde des yé-yé, courant musical très en vogue à l’époque, mêlant rythmes anglo-saxons et variété française. Désormais lancée dans la chanson, France Gall quitte l’école à la fin de 1964 et sort un second 45 tours qu’elle enregistre avec regret, une chanson pour enfants Sacré Charlemagne qui se vendra à plus de 2 millions d’exemplaires dans le monde entier.

L’an à succès (1965)Laisse tomber les filles (1964)
Sacré Charlemagne se vend à plus de 2 millions d’exemplaires en franchissant les limites de la France pour faire chanter tous les écoliers du Japon aux États-Unis en passant par l’Afrique (cette chanson deviendra même l’hymne du mouvement de la jeunesse algérienne!).

Le 20 mars 1965, France Gall représente le Luxembourg au Concours Eurovision de la chanson devant 150 millions de téléspectateurs et en direct de Naples. Elle gagne avec “Poupée de cire, poupée de son” (Gainsbourg / Goraguer). Le chanson déviens un énorme succès commercial, dépasse les frontières européennes et est alors enregistrée dans pas moins de cinq langues, dont le japonais. C’est elle qui aura gain de cause en choisissant Poupée de cire, poupée de son sur les 10 titres qu’on lui propose. Le 20 mars, l’équipe des « 3 G », Gainsbourg-Gall-Goraguer, est à Naples où se tient le Concours de l’Eurovision. La chanson, huée lors des répétitions, sera alors défendue par France d’une voix mal assurée devant plus de 150 millions de téléspectateurs et comme elle le dit elle-même, «envers et contre tous».

La singularité de la chanson étonne et elle est élue Grand Prix. Un rien chauvin, le public français s’émeut et reproche à Gall et à Gainsbourg d’avoir gagné pour le Luxembourg et non pour leur propre pays. Face à la popularité de cette chanson de France, une société de gadgets fabrique, à la cadence de 15 000 exemplaires par jour, une poupée de vinyle à son effigie sous la forme d’un porte-clés.

France part pour une tournée d’été de plusieurs mois avec un chapiteau sur les routes françaises avec le Cirque de France. Son frère Philippe a remplacé le bassiste de l’orchestre. Elle continue d’engranger des succès écrits par Gainsbourg : il y a Attends ou va-t’en puis, à la fin de l’année, Nous ne sommes pas des anges ainsi que Poupée de cire, poupée de son (1965)L’Amérique du compositeur Guy Magenta.

Pop, lolita et le flop (1966)
L’année 1966 débute avec un nouveau tube de Gainsbourg Baby Pop, un texte que France qualifie de « brutal », mais dont on n’écoutera pas la noirceur des paroles chantées par cette gamine de 18 ans. En revanche, l’œuvre suivante de Gainsbourg, Les Sucettes, commentée par les propos appuyés de son auteur, va déclencher un vent de scandale grandissant au fil des mois. Ce succès s’accorde mal avec les autres chansons naïves du même disque, telles que Je me marie en blanc et Ça me fait rire. D’autant plus que, parallèlement, dans le spectacle télévisé Viva Morandi, qui s’inscrit dans la mouvance psychanalytique du dernier film de Fellini, Juliette des esprits (1965), France incarne l’une des deux jeunes filles en fleurs, sorties des bouches d’ombres, qui troublent le yéyé italien Gianni Morandi à la recherche de l’amour. Elle est «La Grâce» qui chante également Les Sucettes (avec un écriteau spécifiant «Fantaisie») aux côtés de Christine Lebail qui est «La Pureté». Ces interprétations contradictoires des Sucettes déroutent et provoquent un malaise dont France ne sort pas indemne quand elle comprend, bien trop tard, qu’elle a été manipulée dans un but médiatique. Pour France Gall, cette époque n’est pas un bon souvenir. En dépit d’un succès commercial précoce, elle est encore une jeune fille immature et très protégée, ne profitant guère de sa notoriété.

Désormais, ses prochains disques, même expurgés de la signature gainsbourgienne, sont suspectés de visées bassement mercantiles. Ainsi, elle sera taxée de nécrophilie avec sa chanson dédiée au fils de John Kennedy, Bonsoir John John. Elle ne fera plus de succès avant longtemps et son association avec Gainsbourg, entachée, ne fonctionnera plus. Même certaines de ses chansons pour enfants enregistrées en 1966 ne lui épargneront pas des jugements peu amènes, car soupçonnées d’être pernicieuses (Les Leçons particulières). Les mises en scène corrosives de Jean-Christophe Averty lui faisant commander un troupeau d’hommes à quatre pattes pour illustrer sa chansonLes sucettes (1966) enfantine J’ai retrouvé mon chien dans son émission télévisée Les Raisins verts n’arrangent pas les choses.

En 1966, elle a 20 ans et est élue Chanteuse pop française n°1.

Le premier retrait (fin des années 60)
Par la suite, les disques de France Gall ne rencontrent pas le même succès. En 1967, “Teenie Weenie Boppie”, chanson avec laquelle Gainsbourg signe une charge contre le LSD, fait un grand flop qui marque la fin de leur collaboration. Puis, elle interprète un ultime tube en 1967, “Bébé Requin”, co-signé Jo Dassin.

A la fin des années 60, France Gall entame une carrière outre Rhin où elle enregistre régulièrement jusqu’en 1972 avec une équipe spécifique qui composera des chansons en allemand. Beaucoup d’Allemands croiront d’ailleurs pendant longtemps que France est de leur nationalité.

Jusqu’en 1971, les chansons qu’elle sortira en France, notamment avec la maison de disques “La compagnie”, ne rencontreront pas le succès.

(à suivre …)

[Sources: Wikipedia, http://www.francegall.net, http://www.youtube.com et des archives propres.]

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… me haces tanta falta …

28 septiembre 2007

Flor de Venezuela

Un paleontólogo amigo se esforzaba en separar el polvo que recubría aquella pieza antigua de delicado dibujo, intentando descifrar la inscripción que creyó adivinar cuando sumergió la arcilla en el agua. Hace un mes creyó leer algo, pero ahora -seguro de tenerlo cerca- se esforzaba en encontrar signos y letras, necesitaba que se combinasen formando palabras. Uno a uno los signos desgranaron comprensión y pudo hilar un mensaje inesperado…

“…me haces tanta falta…
te regalo esta flor, es la flor nacional de Venezuela,
estas dos bellezas nacieron y sonrien en el jardin de mi apartamento.

Besos, te quiero!”

Atónito, se quedó allí leyendo lo que su mano había traducido. Lo leyó no una ni dos veces, lo hizo suyo asimilándolo, lo arrancó de la superficie pétrea para guardarlo en su cabeza. Sin saber por qué se llevó la pequeña terracota hacia los labios y suavemente la besó.

Cerró los ojos y cayó pesadamente al suelo cuando sus labios tocaron el polvo que se extendía sobre la pieza cerámica. Inconsciente sobre el piso comenzó a recordar y a soñar sobre alguien que siempre -desde lejos- le había trasladado la pasión de sus sentimientos.

Y allí, en su sueño protector le escribió unos garabatos que complementaban otros escritos en épocas anteriores…

“…y tanto te pensé…
que imaginé encontrarte en cada una de ellas,
y te seguí buscando hilvanando relaciones, no atreviéndome
siquiera a volar para encontrarte, para susurrar dulzura
a la más bella flor de Venezuela, que sin duda la eres tú…”

Entreabrió los ojos y parpadeó varias veces. Sumido en un bienestar extraño se atusó la ropa incorporándose. Recogío el trozo de barro y le echó un vistazo mientras se trasladaba a otro departamento. ¡Casi no pudo creer lo que vio! Los primeros signos traducidos se entrelazaban ahora con estos últimos figurando la silueta de una flor.

¿Sería posible que aquello fuera algo más?

Cierra tus ojos y abandónate con Ms. John Soda… (Escucha ‘Hiding’ – 5,6 Mb .mp3)

Shelma @ Searching Mode!

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Mademoiselle Dalkkas!!!

12 julio 2007

Mademoiselle Dalkkas se preguntaba extrañada el por qué de su silencio. Mademoiselle Dalkkas, sin haber dicho nada, se había casado con otro Monsieur de nombre desconocido. Mademoiselle Dalkkas se preguntaba… ¿qué se preguntaba?

Monsieur Dalkkas dejó de preguntarse y se abandonó a la realidad distante de los esponsales ya celebrados. Por su bien y el de la distante esposa va poniendo distancia entre ellos. Quizás sea lo mejor, ya que las respuestas no vinieron nunca deshojando margaritas…

Amour03“Pobre manojito de flores que un día silenciosamente cambiamos los dos!
Sólo me han quedado las dos margaritas, las dos margaritas del ultimo adiós.
Con pesar deshojo sus pétalos blancos, blancos como el alma de quien me las dio:
una me responde que sí, que me quiere;
la otra me confiesa que ya me olvidó.

Blancas margaritas que hoy deshojo aquí,
digan que me quiere, que de nuevo un día volverá por mí.
Blancas margaritas que hoy recojo aquí,
díganme si, triste, hoy también deshoja las que yo le di.

Viendo deshojadas las dos margaritas pienso que he destruido mi propia ilusión
y otra vez recojo los pétalos rotos para acariciarlos en mi corazón.
Con voz misteriosa que solo yo entiendo mi corazón noble latiendo me habló:
me contó que un alma, llorando de ausencia,

sus dos margaritas también deshojó.”

(Letra del tango MARGARITAS. Letra de Gabino Coria Peñaloza. Música de Juan Carlos Moreno González. Obtuvo el Gran Premio de Honor en la sexta edición del concurso Max Glucksmann, realizado en 1929. Carlos Gardel lo grabó el 10 de setiembre de aquel año.)

Shelma :-((

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Je suis la fille que tu as oublié!!! (Partie 1)

11 julio 2007

Amour01Salíamos con desgana, pero nuestros encuentros -aunque fugaces- fueron intensos. Hubo comunicación -disonante a veces- pero comunicación al fin y al cabo. Lástima que por mi parte no hubiese compromiso, pero siempre me pasa que es mi lado femenino el que acaba saliendo con ella, y ¡claro, es comprensible! las mujeres, al menos éstas, no son lesbianas.

“Moi, je suis la fille que tu as oublié, moi j’etais timide et tu m’as fait pleurer; un peu blessé, des rêves cassés, le coeur brisé.”

Tres cosas me gustaban principalmente de ella. ¡En realidad cuatro!

Me gustaba (me gusta) mucho su olor. Es suave, familiar, acogedor. El olor de un cuerpo es importante a la vez que sugerente, al menos para mí. Y no me refiero al olor de un perfume, si no al olor natural de la piel, ese olor que te permite compartir un espacio cercano. Desde luego, si fuera una chica, saldría con chicas, aunque sólo fuera por su suavidad… ¡se echa de menos!

Me gusta también el color de las uñas de sus pies. Es curioso pues nunca me han gustado las uñas de los pies pintadas, y las primeras -y únicas por ahora- fueron las suyas. Es un color verde mate precioso que me atraía sin razón aparente. Ya no hablamos, pero sigo viendo ese bonito color cuando nos cruzamos o coincidimos en la piscina, y entonces recuerdo nuestras risas ya apagadas.

“Moi je suis la fille que t’as fait rigoler, c’etait erotique pourquoi tu m’as quité; un peu blessé, des rêves cassés, le coeur brisé.”Amour02

También me gustaba su descaro cuando bebía vino. El vino la transformaba en otro animal diferente, un animal adorable que sonreía con fluidez, que era capaz de engatusar y que la hacía juguetona. Abusaba un tanto del aguacate cuando había vino por delante; pero volviendo a lo importante: abrazaba y lo hacía con ganas. ¿Me echarás de menos? ¿Yo a ti?

“Moi je suis la fille qui t’as une fois aimé, moi je suis la fille que toi tu veux manquer; un peu blessé, des rêves cassés
le coeur brisé.”

Y luego su coche -gris y negro- precioso, electrónico sin ella serlo. Me dejó conducirlo en alguna ocasión, que a juzgar pasado el tiempo, fueron pocas. Aunque fueran pocas… ¿Te importaría volver a hablar?

“C’est degoutant et pertinant ce que tu m’as fait, qu’est-ce que tu penses finallement car ce n’est pas vrai, arrete!”

Confidence pour confidence!

A toi!

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¡Hoy (también) me acordaba de ti!

6 marzo 2007

Ya estoy recuperado y he salido esta mañana al sol de la terraza, que encuentro reconfortante y protector. Tengo puestos los auriculares y estoy escuchando preciosas melodías compuestas por mi diosa ‘Björk’.

Me encuentro en la más completa felicidad, ahora que no hay nada que se interpone entre el astro rey y mi piel, ahora que la fiebre me abandonó llevándose las legiones de virus doblegados por mis siempre fieles leucocitos -alimentados con zumos de naranja, miel e infusiones-.

Love Fragie (by Björk)Estoy escribiéndote con los ojos cerrados, acunado por las sensaciones de la música. ¿Puede haber más belleza en el mundo que la calidez de los rayos solares, la unión de las mentes -traducida por mis dedos- y la música de ella?

Es domingo en Granada y aún estarás dormida. Estos días me encontré solo, pero ahora que mi cuerpo me sostiene y mi espíritu se recarga, va abandonándome esa sensación y he salido a la terraza a hablar contigo. Te imagino despeinada y vacilante tras abandonar la cama, buscando algo que te haga volver a la vigilia. ¿Luce el sol tras tu ventana? ¿Y en tu corazón?

Este es uno de esos momentos mágicos que me suceden con cierta frecuencia, pero que quería compartir contigo, por llevarme siempre allá donde vas.

Me encantaría no tener cuerpo en este momento y desvanecerme en el aire, fundiéndome con la luz y la brisa de la mañana. Viajar sin ser visto e introducirme por los poros de Guillermo y Marta, para poder estar con ellos en cada instante y protegerlos, ser parte de su respiración, mirar a través suyo, sentir con su pureza. Permanecer por siempre en su interior y cuando alguien visitase este hogar, sólo hallase un computador portátil en el piso, abriese la pantalla retráctil y tan sólo encontrase dos frases escritas allí…

¡Me voy para siempre! ¡Te quiero Mamá!

El resto… no importa mucho.

¡Hoy (también) me acordaba de ti!

Luv’ – Shelma

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¡Day, la princesa de las flores!

1 marzo 2007

Buenas Noches

Hace mucho, mucho tiempo, en aquel último año del siglo XXXII vivió una princesa de nombre “Day”. Gobernaba el pequeño planeta de Ivia. Ivia era un núcleo habitado en el cinturón exterior del sistema galáctico B15, que orbitaba a la más poderosa estrella del cuadrante, la aún joven b-Filtus.“Day” contemplaba diariamente la extensión de su prisión galáctica. Toda la superficie del planeta estaba cubierta por miles de flores, de unas flores altas con tallo verdoso, enhiesto y grueso, e incomparables pétalos amarillos en forma de roseta alrededor de una inflorescencia de color pardo. Ella se sentía feliz de poder contemplar a sus súbditos, que con meticulosa exactitud, perseguían el azulado fulgor de b-Filtus, que les proporcionaba la energía suficiente para subsistir en ese rincón seco del Universo. Era feliz contemplando sus flores, aunque un velo de tristeza cubría su corazón ya que, a pesar de sus desvelos y preocupaciones, Ivia era un planeta seco, sin rastro de agua, y todos ellos dependían para seguir adelante de las aportaciones de una nave que, periódicamente, esparcía el líquido elemento sobre ellos. “Day” sabía que dependía totalmente de aquel transporte cíclico que devolvía vitalidad a su pueblo, inundaba de felicidad los colores amarillos del planeta, pero que mojaba de inseguridad cada uno de los minutos de su libremente elegida, pero sólida, celda galáctica.

Cuando la estrella palidecía –b-Filtus era una variable de período corto-, ella removía en su corazón los recuerdos que tenía cuando vivió, con su familia, en el planeta Gaia. “Day” recordó como era su vida en aquel sistema estelar, muy similar a la vida que existió en un remoto planeta llamado Tierra, del que tan sólo recordaba retazos deshilvanados que sus padres le contaron cuando era aún muy niña. Recuerda que los habitantes de ese planeta tuvieron que huir en lanzaderas debido a la naturaleza tóxica de su atmósfera y al intenso bombardeo de la radiación solar en la superficie. Los habitantes de Gaia eran descendientes de aquellas colonias de humanos que llegaron al Sistema y se entremezclaron con los habitantes locales.

Recordaba como quedaron allí sus seres más queridos, aquellos seres en los que pensaba intensamente cada vez que b-Filtus palpitaba. Recordaba el olor de aquella cámara donde ella descansaba cerca de los suyos, aquella ventana que le dejaba ver las hojas verdes de los árboles y cuando estaba bajo ellos, la cálida luz amarillenta del sol que pronto en la mañana la acariciaba dulcemente.

Reconstruía diariamente el sonido de las voces de todos sus seres queridos, cada una de las facciones de los amigos y amigas que compartieron con ella los momentos estelares del descubrimiento de la vida. Podía escuchar con total claridad el ladrido insistente de su perro, que la llamaba para jugar. Y cada vez que realizaba el ejercicio del recuerdo, la princesa se sentía llena de amor, de amor real y constante, de un amor que volcaba en su interior, que la llenaba completamente y del que dejaba escapar algunas gotas para compartirlo con sus bellas e inquietantes flores, siempre presentes, pendientes de ella, pero nunca capaces de compartir los sentimientos que a ella le hacían estremecer.

Recordó, no sabe si con alegría o tristeza, aquella decisión de abandonar el planeta para conocer nuevos mundos. Sí, recordaba que atravesó extensos campos estelares, mares de galaxias, y se introdujo en el profundo túnel oscuro que la llevó al lejano sistema donde ahora se encontraba.

Esbozó una sonrisa cuando revivió las emociones del encuentro con aquel compañero que, venido del Planeta Iom, buscaba alguien con quien compartir las sensaciones de un viaje casi eterno. Se dejó llevar por la cálida sensación que le producía recordar su complicidad cuando decidieron viajar juntos, como a pesar de pilotar una pesada nave de carga, demasiado grande para ellos, fueron capaces de poner rumbo estable a otro sistema. Casi lloró cuando su mente revivió esos tiempos en que respirar era cosa de dos, mirar al frente era cosa de dos, el tiempo común… era cosa de dos.

Su compañero la ayudó a trasplantar el primer ejemplar de flor en Ivia. Cuando llegaron a su superficie polvorienta allí no crecía nada, todo era hostil; los visitantes ocasionales con sus naves nodriza, la extraña mezcla gaseosa que tenía que respirar, la ausencia de viento, la superficie tan chiquita del planeta mismo. Pero allí creció el primer ejemplar de la flor Anna, que con mucho amor transportó en sus entrañas durante miles de años de viaje sin rumbo.

Y después de ese ejemplar, vino otro, y otro, y otro más. Su compañero tuvo que construir una nave nueva aprovechando las partes oxidadas del viejo transporte de carga. Orbitando los cinturones de polvo de b-Filtus había descubierto un aporte de agua estable, y desde allí se dedicaba a transportarla a la superficie del planeta, para hacer que el jardín de Margaritas siguiera vivo.

Pero la obligación periódica del aporte vital había roto su complicidad, ya no viajaban juntos, ya no respiraban al lado, ya no miraban al frente. El tiempo era corto para él, que buscaba agua, pero tremendamente lento para la princesa, que miraba con amor y desesperación la lenta agonía de su pueblo y de su alma.

Cuando a veces, -si la lluvia de radiantes desde la estrella era la apropiada-, podía contactar en el tiempo con sus antepasados, se volvía inmensamente feliz: las pupilas le brillaban, la piel recuperaba esa tersura que la falta de agua hizo desaparecer, su voz se entrecortaba, y el amor llenaba cada rincón del planeta.Las Pleiades, hervidero de estrellas…

Y cada vez que pronunciaba una palabra, se llenaba de amor. Cuando la comunicación se cortaba, se sentía tan feliz que comenzaba a brillar como la propia estrella, era un ser fulgurante, irradiaba la belleza desde dentro.

Y un mal día, cuando la variable Algol explotó, se llevó en su cataclismo de ondas de choque, la fuente del agua. Y cada una de las Margaritas del planeta dejaron de sonreir volviendo su rostro a su bella princesa. “Day”, desesperada, trataba de salvarlas pero se iban encogiendo bajo el calor continuo de b-Filtus. Su compañero, en silencio, ni siquiera imaginaba la catástrofe que se avecinaba, lenta pero sin pausa.

Dos milenios después sólo quedaba una Anna. La princesa había logrado, con sus lágrimas, mantenerla viva a duras penas. Miró con ternura a su compañero, la envolvió entre sus brazos, le susurró las palabras que de niña la acunaban, lloró con todas sus fuerzas y la sangre que la mantenía viva comenzó a correr mezclada con su pensamiento. Anna comenzó a crecer y se fundió con “Day”. Su pensamiento atravesó los sistemas estelares más distantes hasta aterrizar en el Planeta Gaia, y bajo uno de aquellos árboles verdes comenzó a despuntar una pequeña flor. Una nueva flor que nadie antes había visto.

La superficie de Ivia quedó desierta. La última flor murió y una nave nodriza recogió a un solitario habitante que portaba un extraño semblante, trazado por la soledad. Pero en Gaia nació, todos se preguntan como, una nueva flor que iluminaba con su belleza las briznas de esa suave hierba mecida por el viento. Alguien en el planeta la nominó, le puso de nombre «Dayanna», que en el antiguo idioma de Gaia significaba “Lágrimas de amor”.

4 ‘U – Shelma